Pourquoi certains collaborateurs refusent systématiquement de participer aux événements d’entreprise
Il y en a dans presque toutes les équipes. Ceux qui trouvent toujours une excuse, qui « ne peuvent pas ce soir-là », qui participent en façade sans vraiment s’engager. Face à ça, l’organisateur se demande souvent ce qui ne va pas avec l’événement. Mais la question à poser est différente : qu’est-ce qui se passe chez ce collaborateur, et est-ce qu’on peut y faire quelque chose ?
Ce que le refus révèle vraiment
Selon l’agence CAUSE, le collaborateur non engagé manifeste une neutralité qui peut aller jusqu’au mépris envers son entreprise et l’une de ses expressions les plus visibles est le manque de participation aux événements collectifs. Ce n’est pas une question de timidité ou d’agenda chargé. C’est souvent le symptôme d’un désengagement plus profond : sentiment de ne pas être reconnu, distance avec la culture d’entreprise, méfiance envers la hiérarchie.
Ce collaborateur qui ne vient pas aux événements vous dit quelque chose. La question est de savoir si vous écoutez.
Les raisons les plus fréquentes
Il y a plusieurs catégories de non-participants. Le premier type, c’est celui qui a de vraies contraintes logistiques : enfants en bas âge, trajet long, événement en soirée en semaine. Ces contraintes sont légitimes et souvent ignorées par les organisateurs. Un événement systématiquement programmé le vendredi soir exclut structurellement une partie de l’équipe.
Le deuxième type, c’est celui qui a déjà vécu des événements décevants. Il y est allé une ou deux fois, ça ne correspondait pas à ce qu’il attendait, il a décidé que ce n’était pas pour lui. Selon Hellowork, la Cour de cassation a d’ailleurs établi que la participation aux événements festifs d’entreprise ne peut pas être rendue obligatoire sans risquer de violer le droit fondamental du salarié à sa vie privée. On ne peut pas forcer quelqu’un à venir on peut seulement créer les conditions pour qu’il ait envie.
Le troisième type, c’est celui qui se sent exclu par le format. Un événement très alcoolisé peut mettre mal à l’aise des collaborateurs qui ne boivent pas. Un format ultra-compétitif peut décourager les profils plus introvertis. Un thème ou une animation qui ne parle qu’à une partie de l’équipe crée une exclusion de fait.
Ce qu’on peut faire
Diversifier les formats d’abord. Un seul type d’événement par an exclut structurellement ceux qui n’y trouvent pas leur compte. Proposer plusieurs formats différents : un déjeuner d’équipe, une sortie culturelle, une soirée festive, un petit-déjeuner informel donne à chacun au moins une occasion de se retrouver dans quelque chose.
Recueillir les freins ensuite. Un sondage anonyme avant l’organisation d’un événement, qui demande aux collaborateurs ce qui les empêche habituellement de participer, donne des informations précieuses. Selon Elevo, un collaborateur engagé se caractérise notamment par son taux d’engagement aux événements d’entreprise autrement dit, la participation est un indicateur RH, pas juste un détail logistique.
Et travailler sur le fond enfin. Un événement d’entreprise ne résout pas un problème de désengagement profond. Mais un événement bien conçu, dans un lieu qui inspire, avec un programme qui respecte les participants ça peut redonner envie à quelqu’un qui avait décroché.
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